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Alexis MOSSA, L’ascension des peintres en forêt, huile sur bois, vers 1866. Prêt de la commune de Barbizon, collection du musée départemental de l’École de Barbizon, Barbizon. |
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Jusqu’à l’invention de la peinture en tube, les peintres ont leurs recettes pour fabriquer leurs couleurs. Tout est bon pour en créer : du « sang de dragon », de l’arsenic, des pierres semi-précieuses, des bois de cerf, des seiches, même des excréments de serpents ou des momies réduites en poudre. Mais cela prend du temps, beaucoup de temps…
Au XIXe siècle, une nouvelle profession, celle de marchand de couleurs, assume enfin cette activité laborieuse et propose de nouveaux produits.
C’est ainsi que les peintres passent dorénavant plus de temps devant leur chevalet de campagne munis de leurs nouvelles fournitures qu’à râper des pigments, enfermés dans leur sombre atelier.
A la fin des années 1860, ils sont de plus en plus nombreux à emprunter le train pour peindre en plein air dans les environs de Chatou. Parmi eux, les futurs « Impressionnistes », Monet, Renoir, Pissarro, Sisley, observent les reflets de la Seine qu’ils transcrivent sur leurs toiles en touches chargées de couleurs claires et pures.
Il a souvent été dit que les Impressionnistes avaient quitté leur atelier car ils avaient bénéficié de cette invention sensationnelle qu’est le tube de peinture :
Mais furent-ils les premiers ? Renoir n’avait pas un an quand le tube de peinture est né, et bien avant lui, les paysagistes peignaient déjà des tableaux à l’huile en pleine nature.
En France, c’est la Maison Lefranc qui reprend le concept du tube en métal souple inventé en 1841 par le peintre américain, John Goffe Rand. Sans brevet déposé en France, ce dernier ne retira pas toute la recette du succès de ce nouvel emballage. La maison Lefranc améliore le principe du bouchon à vis dans les années 1850. Cette famille de marchands de couleurs connait alors l'une des destinées les plus extraordinaires : celle d’industriels révolutionnaires. Grâce à leurs nouveaux laboratoires de chimie modernes, des pigments inédits sont inventés. De nouveaux tubes, de nouvelles couleurs, une nouvelle peinture…
Plan de l’exposition :
- La fabrication des couleurs anciennes
- Un nouveau métier : le marchand de couleurs
- L’histoire de la Maison Lefranc – recherche et création de nouveaux produits et couleurs
- Les peintres utilisant ces peintures
OEuvres présentées :
- Iconographie du peintre dans son atelier ou sur le motif
- OEuvres d’artistes ayant travaillé avec les couleurs Lefranc : Roybet, Meissonier, Carrier-Belleuse, Lebourg, Bonnat, Diaz de la Pena , etc
- Et bien sûr les pigments et le matériel des peintres
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| Assiette Série ‘Les Mois’, vers 1860, Collection du musée de la faïence, Sarreguemines |
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Boîte Lefranc pour la peinture à l’huile,
fin XIX° siècle,
Archives Lefranc, Le Mans |
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Narcisse Diaz de la Pena,
Palette au bouquet de fleurs.
Prêt de la commune de Barbizon, musée départemental de l’École de Barbizon |
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Dans le cadre de cette exposition, le musée Fournaise a reçu le soutien de Lefranc & Bourgeois |
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