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la
Famille Fournaise |
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Dès le milieu
du XIXème siècle, la mode
est au canotage qui délasse les
Parisiens des contraintes de la vie urbaine.
En 1857 Monsieur Fournaise, charpentier
de bateaux, installe sur l’Ile
de Chatou son atelier, tandis que sa
femme y ouvre un restaurant.
Madame Fournaise
a la haute main sur la cuisine, Monsieur
veille à l’organisation
de fêtes nautiques, dont de mémorables
joutes. Alphonse, leur fils aide les
dames à embarquer, et sa sœur
Alphonsine, modèle choyé des
peintres, soigne l’accueil de la
clientèle.
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la
Guinguette des Impressionnistes |
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Claude Monet, Alfred Sisley,
Berthe Morisot, Edouard Manet,
Camille Pissarro, Pierre Prins,
arpentent l’île en quête
de cette lumière mobile sur les
eaux frémissantes de la rivière.
Lieu d’élection des peintres
impressionnistes avides de grand air, l’Ile
de Chatou est également très
fréquentée par les gens de
lettres et la bohême, dorée
ou non, de la seconde moitié du
XIXème siècle. Edgar Degas
est un ami intime d’Alphonsine, Gustave
Caillebotte aime faire évoluer ses
bateaux dans la boucle de la Seine et Guy
de Maupassant évoque l’ambiance
chaleureuse de la Maison Fournaise qu’il
surnomme
“Le Restaurant Grillon” dans plusieurs de ses nouvelles comme “La
Femme de Paul” ou “Mouche”.
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Renoir
et “le Déjeuner
des Canotiers” |
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De 1868 à 1884,
Pierre-Auguste Renoir est l’hôte
régulier du Restaurant Fournaise,
et dit : “j’étais toujours
fourré chez Fournaise, j’y
trouvais autant de superbes filles à peindre
que je pouvais en désirer”.
En 1880, il écrit à un ami
: “Je suis retenu à Chatou à cause
de mon tableau. Vous serez bien gentil
de venir déjeuner. Vous ne regretterez
pas votre voyage, c’est l’endroit
le plus joli des alentours de Paris”.
Ce tableau est “Le Déjeuner
des Canotiers” peint en 1881 sur
le balcon du restaurant et aujourd’hui
conservé à la Phillips Collection
de Washington. Renoir peint une trentaine
de toiles à Chatou. Un portrait
d’Alphonsine Fournaise est présenté au
Musée d’Orsay à Paris.
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les
Deux Fauves |
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André Derain (né à Chatou)
et Maurice de Vlaminck installent leur
atelier dans la maison Levanneur, voisine
du restaurant Fournaise. Guillaume Apollinaire
et Henri Matisse rendent visite aux deux
fauves ; on discute, les idées
s’enflamment,
les couleurs aussi.
Les deux fauves incarnent à leur
tour l’avant-garde picturale durant
les premières années du
XXème siècle.
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Déclin
et renaissance
de la Maison Fournaise |
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Fermée en 1906 par Alphonsine, -
elle même disparue en 1937 - la Maison
Fournaise s’étiole au fil
du temps.
Proche
de la
ruine,
elle
est acquise
en 1979
par la
ville
de Chatou,
inscrite
en 1982 à l’Inventaire
supplémentaire
des Monuments
Historiques,
puis
restaurée
par la
Municipalité avec
des aides
de l’Etat,
de la
Région,
du Département
et le
soutien
de deux
associations,
les Amis
de la
Maison
Fournaise
et Friends
of French
Art.
En
plus de la création
d’un
musée,
la Maison Fournaise
a retrouvé sa
vocation originelle
: depuis 1990 un
restaurant est à nouveau ouvert
dans les salles décorées
de fresques réalisées par
de féroces caricaturistes
de l’époque.
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le
Musée Fournaise |
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Le
musée est accessible par la partie
arrière de la maison dite des “garages à bateaux” et
occupe tout l’étage supérieur
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Bien qu’il ne dispose pas des grandes
toiles impressionnistes, ce musée
possède une collection et un fonds
documentaire exceptionnels sur l’histoire
de la Maison Fournaise et l’époque
faste des bords de Seine durant la seconde
moitié du XIXème siècle.
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Il présente aussi régulièrement
en alternance des expositions temporaires
qui évoquent l’esprit de cette époque
et l’œuvre des petits maîtres
du XIXème siècle. Citons
: “l’Absinthe, Mythe et réalité”, “Félix
Bracquemond, graveur, du réalisme
au japonisme”, “Pierre Prins,
l’ami de Manet” ou “Le
canotage, l’aventure des premiers
loisirs”, etc.
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Le
projet du Musée,
en accord avec la Ville de Chatou,
est d’affirmer
le site Fournaise comme un lieu de
référence
de l’Impressionnisme et du Fauvisme.
Cette démarche
est particulièrement
appuyée
avec la présentation
de rétrospectives
autour d'Albert Lebourg ou d’Armand
Guillaumin.
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